C.E.I.R.

Conseil Energétique Intercommunal Rural (C.E.I.R.)

La Communauté de Communes du Pays de Bray s'est engagée pour assurer un développement durable de son territoire. Elle vise notamment l'exemplarité dans la gestion de son patrimoine public, mais également la valorisation des ressources du territoire. Elle s'inscrit dans la lutte contre le changement climatique et l'objectif du facteur 4 à l'horizon 2050 (objectif validé par le « grenelle de l'environnement » de diviser par 4 l'émission de gaz à effet de serre.) en sachant que sur le territoire, la consommation énergétique totale estimée est de 25 000 Tep (Tonne équivalent pétrole,) avec un taux d'énergie renouvelable de 1% et d'énergie bois de 15%. Les émissions de Gaz à Effet de Serre résultent principalement des secteurs tels que l'habitat/tertiaire et l'industrie (Données ADEME 2003).

La Communauté de Communes du Pays de Bray souhaite identifier les gisements d'économie d'énergie en vue de mettre en œuvre les actions propices de maîtrise des consommations d'énergie et dans le même temps, développer le potentiel d'utilisation des énergies renouvelables pour la production d'électricité et/ou de chaleur.

Ainsi, en recherchant l'efficacité énergétique du patrimoine communal et intercommunal, la démarche de Conseil Énergétique Intercommunal Rural - consolidé par la recherche de solutions optimums d'énergies renouvelables et de réseaux de chaleur locaux – a permis à la communauté de communes et à ses communes constituantes de comprendre leurs consommations énergétiques, de pouvoir diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d’œuvrer pour réduire leurs factures énergétiques.

La première phase du CEIR a été lancée au cours du mois de juin 2009. Il s'agit du diagnostic thermique (isolation) et énergétique (consommation) de toutes les installations communales et intercommunales (mairie, écoles, salles polyvalentes, gymnases....).
A partir de ce diagnostic, finalisé en fin d'année, des propositions de travaux ont été faites pour les bâtiments qui le nécessitent.
Cela a donc permis en premier lieu d'identifier les zones du bâtiment qui entrainent le plus de déperdition de chaleur et de proposer des solutions efficaces pour y remédier (pour un maximum d'efficacité il faut procéder dans l'ordre des zones entrainant le plus de déperdition, à celle qui en entraine le moins) avant de proposer, dans un second temps, l'éventualité de changer le mode de chauffage.

Parallèlement l'étude peut permettre de réduire la consommation électrique des bâtiments par l'optimisation ou le remplacement des systèmes existant (installation de minuterie, ampoules à économie d'énergies, changement dans le mode de fonctionnement du bâtiment......). Au-delà des économies d'énergies, l'étude lancée par la communauté de communes a également déterminé les sites où il est possible d'utiliser des énergies « alternatives » (solaire, éolien, géothermie.....).
Dans la plupart des cas ces travaux peuvent être amortis grâce aux économies d'énergies qu'ils induisent.